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Le PSG à Guingamp : Petit théâtre pour grande première de Neymar

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Les joueurs du PSG lors d'un entraînement au Camp des Loges, le 11 août 2017. AFP

Le PSG à Guingamp : Petit théâtre pour grande première de Neymar

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Après des semaines de suspense autour de son transfert, Neymar, qui a pris le pari de porter le PSG vers de nouveaux sommets, entame sa découverte d'une Ligue 1 qu'il doit désormais enchanter, dès dimanche à Guingamp (21h00) dans le match des extrêmes.

Il pèse 222 millions d'euros, le club en face de lui, environ huit fois moins : les grands débuts de Neymar avec le PSG à Guingamp, ville de 7000 habitants, ne pouvaient offrir plus de contrastes.

La sous-préfecture des Côtes-d'Armor s'apprête à vivre un choc retentissant en accueillant le joueur le plus cher du monde, dont le transfert du FC Barcelone au richissime club de la capitale a tenu en haleine la planète foot tout l'été.

L'international brésilien, vainqueur de la Ligue des champions 2015 et du tournoi olympique 2016, était attendu avec son équipe samedi soir à Saint-Brieuc, la préfecture du département, pour y passer la nuit dans un hôtel quatre étoiles.

Les Parisiens doivent rester dans l'établissement jusqu'au départ, vers 18h00 dimanche, pour le Roudourou, l'un des plus petits stades de Ligue 1 qui va connaître son record d'affluence.

En avril 2016, 18 363 spectateurs, soit près de trois fois plus que Guingamp ne compte d'habitants, avaient assisté à la défaite face au PSG (0-2). Ils devraient être un peu plus cette fois-ci, tous les billets ayant été vendus depuis une semaine déjà.

 Attention au faux départ 

Et selon l'entraîneur guingampais, Antoine Kombouaré, c'est surtout pour "voir Guingamp gagner". Le Petit Poucet breton, qui compte parmi les budgets les plus modestes de Ligue 1, rêve de gâcher la grande première de l'attaquant, ce qui ne manquerait pas de faire rire tous ceux que la puissance financière du PSG version qatarie agace.

En premier lieu les dirigeants du FC Barcelone, qui ont tenté d'empêcher le départ de la star avant de s'y résoudre contre une somme affolante : 222 millions d'euros, montant qui en fait le joueur le plus cher de l'histoire du football, loin devant Paul Pogba et les 105 millions d'euros versés par Manchester United à la Juventus Turin en 2016.

Lors de la réunion de l'ECA, le syndicat des clubs professionnels européens, jeudi à Madrid, le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, a d'ailleurs affirmé au quotidien 'L'Équipe' avoir senti "un peu d'aigreur, un peu d'envie d'en découdre" de la part de certains présidents de clubs qui craignent "une inflation totalement déraisonnable des transferts et des salaires".

Et si l'En Avant ramenait le PSG à la réalité du terrain ? "J'ai connu des clubs où on parle des superstars qui sont en face et où on s'en fait une montagne. Nous on fait abstraction de tout ce qui se dit, tout ce qui est écrit sur le PSG et sur Neymar", a assuré Kombouaré.

L'historique des confrontations entre les deux clubs lui donne raison : Guingamp peut se targuer d'être la bête noire du PSG avec autant de victoires que de défaites (3) au Roudourou, pour cinq nuls.

Il est même en faveur des Bretons depuis leur remontée dans l'élite en 2013, alors que Paris était déjà passé sous pavillon qatari : deux victoires, un nul et une défaite. En 2016-2017, le PSG y a connu une de ses cinq défaites (2-1) qui lui ont coûté le titre.

Et la modeste victoire au Parc des Princes face à Amiens (2-0), sans Neymar, faute de contrat homologué, n'a pas complètement rassuré les supporters. Pendant ce temps-là, Guingamp s'imposait confortablement à Metz (1-3).

 Qui va en faire les frais ? 

Les débuts de Neymar feront forcément au moins un malheureux : un attaquant va devoir céder sa place au prodige brésilien. 

L'entraîneur Unai Emery a été clair vendredi : "Il peut être dans le groupe et il peut jouer. Nous voulons tous qu'il soit dans le onze parce que c'est un joueur dont nous avons besoin dans le groupe."

Sur l'aile gauche, le désormais ex-membre du trio de feu MSN (Messi-Suarez-Neymar) est une menace pour Julian Draxler, arrivé en milieu de saison dernière et élu début juillet Ballon d'Or de la Coupe des Confédérations remportée par l'Allemagne.

Mais aussi pour Javier Pastore et Angel Di Maria, qui pourraient être décalés en fonction des choix tactiques d'Emery, 4-2-3-1 ou 4-3-3. Ou recalés, un sort qui pourrait frapper un autre Brésilien, Lucas.

En pointe, Edinson Cavani semble pour l'heure à l'abri. Quel que soit le dispositif retenu, il sera en rodage et les Guingampais l'auront bien en tête, eux qui tiennent à tout prix à gâcher la fête.

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